

Après avoir essayé plusieurs sports sans être convaincu, Kilian découvre à sept ans l’école d’athlétisme de Fabrègues. « Je n’avais fait que des sports individuels, mais je les trouvais un peu monotones. Là, on joue, on court partout, on lance des objets… J’ai tout de suite accroché. »
Très vite, Kilian rejoint Montpellier pour progresser. Il s’entraîne avec des athlètes plus âgés et plus expérimentés. « C’est ce que je cherchais : me confronter aux meilleurs. Je n’étais le meilleur nulle part, mais j’étais assez bon partout. C’est comme ça que je suis resté au décathlon. » À Montpellier, la discipline est une spécialité. Kilian s’entraîne dans les traces de Romain Barras, champion d’Europe, et de Kevin Mayer, double champion du monde. « Quand quelqu’un du même club, avec le même matériel, réussit de grandes performances, ça donne envie d’y arriver aussi. » Très déterminé, Kilian accepte des entraînements exigeants.
« Depuis petit, je me fixe des objectifs : me dépasser et les atteindre, c’est ce qui me fait kiffer. Rendre mes proches fiers, c’est super, mais je veux surtout me prouver que je peux y arriver. »

Un décathlon, c’est long… mais c’est aussi ce qui le rend passionnant. « On a dix occasions de battre un record ou de se faire plaisir. Si on rate le 100 m, il reste neuf épreuves pour se rattraper ! » Au quotidien, l’athlète travaille toutes les disciplines. « Je marque souvent plus de points sur les haies et la perche, mais je n’ai pas de gros point faible. L’important, c’est de trouver l’équilibre entre la technique et le physique. Même quand c’est dur, on se motive : le corps suit si on sait s’écouter. » Kilian s’inspire notamment de Léo Neugebauer, champion du monde 2025, et de l’étoile montante Sander Skotheim. « Léo est un immense athlète et, sur les réseaux, on voit qu’il respire la bonne humeur. Quant à Sander, je pense qu’il ira chercher le record du monde un jour. Ce qui m’inspire, c’est qu’à mon âge il faisait les mêmes performances que moi ! »

Pour garder l’équilibre, Kilian aime revenir dans son village. Il profite des activités de plein air : « J’ai toujours été proche de la nature. Je pars en VTT, en randonnée, je retrouve mes copains pour pêcher. Et j’aime faire de la moto avec mon papa. » Sa famille est aussi une grande source d’inspiration. Son oncle, Thomas Bouhail, est vice-champion olympique et champion du monde de gymnastique. « Avec lui, j’ai grandi avec l’idée de ne jamais abandonner. Il me répète de croire en mes rêves, sans limite. Grâce à lui, je sais que ce n’est pas inatteignable. » Kilian ne craint pas de viser très haut. « Le graal, c’est d’être champion olympique. Si je n’y arrive pas, ce n’est pas grave. Il ne faut pas avoir peur d’annoncer de grands objectifs. » Pour l’instant, il avance étape par étape. Une belle performance aux prochains championnats du monde U20 pourrait déjà le rapprocher du sommet… et peut-être, un jour, de l’Olympe.
PALMARÈS
Médaille de bronze aux Championnats d’Europe cadet 2024
Médaille d’argent au Festival Olympique Européen 2025
Record 7 511 points
BIO EXPRESS
Né le 18 mars 2008 à Montpellier (34)
Club : Montpellier Athlétic Méditerranée
Entraîneurs : Sébastien Levicq et Jean-François Tubiana
Scolarité : terminale, spécialités maths et sciences éco
PHOTO : © FFA/CNOSF - D.R.
Offrez à vos élèves et/ou votre jeune public d'ados (fille et garçon) le premier magazine de la presse jeunesse qui permet d'informer sur le sport, d'apprendre avec le sport et de développer le goût de la lecture et la culture sport en même temps.




© 2026 - SPORTEEN MEDIA SAS