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Juliette Landi, tremplin olympique

Juliette Landi
Née aux États-Unis, bercée par les performances de l'équipe américaine de gymnastique, Juliette Landi a choisi la France et le plongeon pour suivre son destin. Pour Sporteen, elle revient sur son parcours franco-américain, dans un français teinté de douceur aux accents irrésistibles.

Mimer, s’amuser, progresser.

En 2003, deux gymnastes français, Cécile Canqueteau et Laurent Landi, débarquent dans l'Oklahoma pour être entraîneurs au sein de l'académie de la célèbre Nadia Comăneci. Lorsque leur fille Juliette naît en 2007, la famille déménage à Dallas (Texas). Sur le praticable et la poutre, elle fait ses premiers saltos et apprend vite à aimer ça. Elle y côtoie les meilleures gymnastes du monde.

En 2016, son père accompagne l'équipe des USA qui triomphe aux Jeux olympiques à Rio : c'est le premier souvenir olympique de Juliette. Sa progression lui permet de rêver à représenter la France en gymnastique, mais en 2020 elle se tourne vers le plongeon. Un tournant qu'elle n'a jamais regretté.


Choisir la France, une évidence

« Je commence tard le plongeon, mais mon parcours acrobatique m’a beaucoup aidé pour la transition. » Tout va très vite : en 2022, elle concourt pour la France au Canada. « Il n’a jamais été question que je choisisse les États-Unis. Je voulais, comme mes parents, représenter la France. » En 2024, elle décroche une médaille européenne en synchro. « Avec Naïs Gillet ça a matché tout de suite. » Elle est ensuite sélectionnée pour les Jeux olympiques de Paris. Une expérience très particulière : ses parents, devenus entraîneurs en chef de l’équipe américaine et de la superstar Simone Biles en 2017, logent eux aussi au village olympique. « Nos bâtiments sont proches. On se donne rendez-vous, on mange ensemble. Je suis allée voir la gym, ils sont venus me voir plonger. J’ai conscience que c’est une chance exceptionnelle. »

Son parcours, elle le doit aussi aux précieux conseils de Simone Biles. « Depuis toujours je l’observe, y compris après son retrait des Jeux de Tokyo. J’ai compris comment ça marchait physiquement, mentalement. Elle m’a aidé à aborder les Jeux, à pratiquer pour moi, à être consciente que ce que je faisais, tout le monde n’en était pas capable. »



Un conseil aux lecteurs de Sporteen « Concentre-toi sur toi, pas sur les autres ! »



Juliette Landi avec Simones Biles et avec ses parents



L’université américaine plus grand terrain de sport

Après Paris, Juliette vise les Jeux de Los Angeles en 2028. « C’est mon autre pays. C’est fou de se dire qu’après avoir vécu mes premiers Jeux dans ma patrie, je vais peut-être les vivre là où j’ai toujours vécu. »

En août 2025, elle rejoint l’université d’Auburn en Alabama. « Quand je l’ai visitée, j’ai immédiatement su que je voulais venir ici. Le feeling est passé instantanément. Ce n’est pas une ville trop folle, je peux conduire ma voiture tranquillement. » Le championnat universitaire américain est XXL. Plus de vingt heures par semaine, Juliette côtoie cinquante autres plongeurs de toutes nationalités. Durant six mois, elle concourt sur près de quinze compétitions : « Ça permet une émulation, je prends l’expérience qui me manquait pour performer avec la France. »

Son prochain objectif la ramène à Paris, en juillet prochain, avec les championnats d’Europe. « En individuel, j’espère entrer en finale ; en synchro, avec Naïs ou avec quelqu’un d’autre, je pense que l’on peut performer même sans s’entraîner ensemble. » Un retour en France synonyme de retrouvailles en famille : des moments rares mais privilégiés sur les plages du sud de la France, ou en dégustant des crêpes « comme on n’en trouve pas aux USA ».


Juliette Landi aux JO de Paris 2024



BIO EXPRESS

Née le 3 avril 2007 à Norman (USA)

Franco-américaine

Clubs : Red Star Club de Montreuil et Auburn Tigers swimming and diving

Entraîneurs : John Fox et Drew Sheldon

Signes particuliers : sa maman a participé aux Jeux olympiques d’Atlanta (1996) en gymnastique ; ses parents ont entrainé les gymnastes Simone Biles et Mélanie De Jesus Dos Santos



PHOTO : © CNOSF-KMSP - Famille Landi


Article paru dans Sporteen N°34 (Juin - Juillet 2026)

La Rédaction
Publié le 23/09/2026

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